A l'occasion de la Journée Internationale de la Femme et de la Grève  Mondiale des femmes le 8 mars 2004, de la part de DRoits Devant

Association Femmes Urgences
Droits et Logement
44 rue Montcalm
75018 PARIS
Permanences Mardi et Jeudi matins
Tel :01.42.58.82.28.

A l'occasion de la Journée Internationale de la Femme et de la Grève  Mondiale des femmes le 8 mars 2004, nous AFUDELO (association femmes  urgences droits et logement) dénonçons vivement le traitement, par l'état  français et les services sociaux, des femmes immigrées sans-papiers d'Ile de  France (Paris et banlieue parisienne).

Nous femmes sans-papiers en France, avons quitté nos pays pour des raisons  valables et surtout à la recherche d'une liberté et de respect que nous ne trouvons pas toujours dans nos pays d'origines. Nous avons choisi la France par rapport au discours que nous tenaient les institutions françaises dans nos pays et nous avons décidé d'y fondé une famille et de nous y établir.

Nous femmes sans-papiers sommes confrontées, avec nos enfants:

  • à une vie d'errance,
  • à une survie,une vie au jour le jour, l'hébergement étant assuré par les Samus Sociaux, seule institution française et de surcroît saturée, hébergeant les sans-papiers, sinon les enfants sont placés à l'assistance publique pour permettre l'expulsion plus facile de la mère,
  • à des refus continuels «d'aide sociale à l'enfance» alors que selon le Code de la Famille Française, tout enfant y a droit,
  • à des violences morales et physiques, de chantages au niveau du travail ou pour l'obtention d'aides administratives et autres (type logement) venant, y compris, de la part même de personnes exerçant dans les professions libérales (ex, avocats, médecins),
  • à des harcèlement morales et sexuels de la part des hôteliers hébergeants et des employeurs,
  • au manque d'hygiène corporelle et alimentaire,
  • au problème de santé (accès à la couverture maladie de plus en plus difficile et restreinte.

En France, la femme immigrée sans-papiers est dans un triple carcan :

  • carcan culturelle, la France impose à la migrante d'abandonner sa culture initiale pour se fondre totalement dans la culture française.
  • 2ème carcan, la femme sans-papiers n'est pas reconnue, n'existe pas, n'a aucun droit.
  • 3ème carcan, en ce qui concerne l'émancipation de la femme, la femme sans-papier n'ayant aucun droit, elle ne mérite pas d'être émancipée.

Nous, AFUDELO , luttons au quotidien pour que ces femmes immigrées connaissent et revendiquent le peu de droits qui leurs sont concédés par la loi française.Nous menons des actions sur le terrain malgré les risques de rétention et d'expulsion puisque nous agissons contre l'ordre publique. Mais si nous voulons que les choses évoluent ou changent, nous devons dénoncer ces mauvais traitements.

AFUDELO

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